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mercredi 4 mai 2011

Septième de la série régimes : La chrononutrition

L'idée de chrononutrition a été inventée par le docteur Alain Delabos en 1986. Ce n'est pas un régime stricto sensu mais plutôt un moyen rééquilibrer l'alimentation.

Principe : je vous évoque cela à nouveau mais cela s'évère souvent très utile : « petit-déjeuner de roi, un déjeuner de prince et un diner de pauvre ». Cette méthode ne proscrit pas d'aliments donc il est possible de manger de tout en suivant, bien évidemment, des règles.

Comment suivre ce régime ?

Une importance particulière est donnée au timing : le fait de manger l'aliment approprié au bon moment de la journée. Il s'agit ppour cela de suivre l'horloge biologique, qui régit notre organisme. Ce qui permet, selon le docteur Delabos, de reprendre un rythme plus naturel, que nous avons tendance à négliger de nos jours.

De ce fait, des règles de nutrition simples ont été établies de façon à connaître à quel moment il faut manger les aliments. Ce qui se résume en ceci : manger des aliments gras le matin, faire un déjeuner dense, consommer du sucré dans l’après-midi, et de dîner léger. Le résultat en serait un rééquilibrage de l’alimentation permettant de rester mince et en pleine forme tout au long de la journée.

Concrètement, comment cela se traduit ?

Le matin, le corps a besoin de récupérer des forces suite à la nuit et de l’énergie nécessaire pour tenir toute matinée. Il faut pour cela lui apporter des aliments gras, et éviter les aliments sucrés (car les sucres rapides entravent l'assimilation des gras). Remisez donc au placard les céréales très sucrées et au réfrigérateur la confiture. Place au fromage, au pain, au beurre, à la charcuterie et aux œufs par exemple.

Au déjeuner, un plat unique et complet est privilégié, sans entrée, ni fromage ou dessert. Un plat associant viande ou poisson et féculents (riz, frites, pâtes, …) permet de rassasier l’organisme et d'éviter le coup de pompe de l’après-midi. Les féculents peuvent être remplacés par des légumes verts.

Le goûter, non obligatoire, se compose d’aliments sucrés (chocolat, fruits frais ou secs, jus de fruit, …). Il faut éviter au goûter les graisses animales : pas de yaourt, de beurre, de fromage, de biscuits, de viennoiseries, et ainsi de suite. Ce goûter doit être pris seulement si vous avez faim.

Quant au dîner, il est facultatif. Si le goûter vous a rassasié et que vous n'avez pas faim ensuite, inutile de vous sustenter selon cette méthode. Et si dîner il y a, celui-ci doit être léger, c'est-à-dire être pauvre en graisses et sucres. Idéalement, il doit être composé de protéines animales (poisson ou viande blanche) et de légumes verts. La part de protéines animales doit être supérieure à la part de végétaux. Le fait de diner léger permet de mieux dormir, et donc de se réveiller en forme le lendemain.

Critiques : le régime semble tout à fait équilibré, l'apport en protéines est suffisant, l'apport en glucides également (que ce soit par le petit-déjeuner ou par le dîner) et en lipides aussi. Le seul hic, selon moi, c'est le repas de midi : étant un fan de dessert(s), cela me frustre quelque part car n'oublions jamais qu'en fait un régime n'est efficace que si vous rééquilibrez votre alimentation par la suite et modifiez votre style de vie en y introduisant un peu, voire plus, d'exercices ! Je n'insisterai jamais assez là-dessus !

jeudi 28 avril 2011

Sixième de la série régimes : le régime South Beach

Le principe :

Ce régime est également dénommé le régime Miami. Il a été inventé par le Dr Agatston, professeur à l’Université de Miami et cardiologue réputé. Ce programme a été créé par ce médecin pour ses patients souffrant de maladies cardiaques afin de contrôler leur poids et de leur éviter tout problème cardiaque. Ce régime est scindé en trois phases pendant lesquelles vous n’aurez pas besoin de réduire en portions ce que vous mangez ni de compter les calories.

Les phases :

C'est une diète pauvre en glucides et riche en protéines. Les 3 phases sont les suivantes :

1- pas de glucides

2- introduction de bons glucides

3- phase qui doit être respectée à vie, en suivant une alimentation saine et équilibrée.

Etape 1

Lors de cette phase, il est clamé une perte entre 4 et 6 kg. Les glucides sont supprimés en quasi totalité pendant 15 jours. L'organisme est censé être capable de mieux métaboliser ce qui est consommé et d’améliorer sa résistance à l’insuline, conduisant ainsi à une perte de poids. Trois repas équilibrés par jour plus deux collations sont nécessaires (une entre 10h et 11h, la deuxième entre 16h et 17h). Sont autorisés les viandes maigres, le poisson, le fromage allégé, la volaille, les légumes. Sont interdits le riz, les pâtes, le pain, les pommes de terre, les fruits, les sucreries, l’alcool, le sucre et les plats préparés.

Etape 2

La durée de cette phase varie selon la personne qui suit le régime, c’est à chacun de l’établir puis de passer à la phase 3 une fois le poids idéal atteint. Les bons glucides sont réintégrés peu à peu. Parmi eux, on compte les aliments riches en fibres qui sont absorbés lentement par l’organisme comme les céréales complètes, le riz, le pain complet, même les fruits et légumes. Du côté des bonnes graisses, vous pourrez réintégrer à votre alimentation l’huile d’olive ou les omégas 3 (les acides gras insaturés). Il faut surtout éviter les graisses saturées (beurre, produits laitiers) et les « trans » (produits à base d’huile hydrogénée). Attention à réintroduire les glucides progressivement.

Etape 3

Cette étape est la plus longue puisque permanente. A ce titre, il faudra respecter les indications données pour toujours afin de garder un poids idéal et un taux de cholestérol optimal. Au final, il faudra favoriser les céréales complètes, beaucoup de légumes, de l’huile végétale riche en acides gras insaturés et délaisser le sucre, la farine, les viandes contenant beaucoup de graisses saturées. L’activité physique régulière n’est pas forcément obligatoire, même si nous vous la conseillons.

Les critiques :

La difficulté principale est que ce régime semble être conçu de manière empirique, du fait de l'observation de ce docteur, or il me semble difficile de suivre ce programme dans le temps avec des restrictions aussi sévères, et n'amenant rien si ce n'est une perte de poids artificielle induite par une fonte musculaire inévitable et une baisse d'énergie considérable du fait du manque de glucides.

Ce régime est considéré comme pauvre en glucides par les spécialistes, même si Agatston clame le contraire. Il est donc vu comme un régime efficace mais seulement sur le court terme et la perte de poids est, toujours selon les spécialistes, due à la diminution des calories et non au choix entre bons et mauvais glucides. En fait, l’intérêt du régime South Beach se trouve dans la consommation d’aliments à faible indice glycémique (qui ne font pas monter le taux d'insuline): l’organisme les assimile lentement, ce qui vous apportera une sensation de satiété beaucoup plus longue sur la durée qu’elle ne l’était auparavant. L’autre avantage : les acides gras insaturés (dont font partie les oméga 3-6-9) sont bénéfiques pour le cœur.

Malgré cela, certaines erreurs évidentes sont à noter : le Docteur Agatston conseille de remplacer le beurre par la margarine, mais celle-ci est fabriquée par hydrogénation, elle contient donc des lipides trans qui sont pourtant à proscrire. Un autre point n’est également pas précisé : il faut équilibrer ses apports en oméga et non en consommer sans retenue .En règle générale, le rapport oméga 6 / oméga 3 oscille entre 4/1 et 2/1. Veillez donc à bien contrôler ce rapport.