Après avoir écrit un billet sur les "méfaits" de l'aspartame, voilà que je suis obligé de battre ma coulpe car l'autorité européenne des aliments (EFSA) juge que deux études publiées récemment sur l'aspartame ont vu leurs conclussions jugées "non probantes" par ladite autorité.

Rappel des deux études:

  1. Etude venant du Danemark, dite "Halldorsson" (du nom de son auteur) établissant un lien entre la consommation de soda light et l'augmentation du risque d'accouchement prématuré provoqué par un médecin en vue d'éviter des complications à la mère de l'enfant ou au foetus.
  2. Une publication venant d'Italie, appelée "Soffriti, sur les hausses des cas de cancer chez les souris et les rats ayant été exposées à des doses massives d'édulcorant leur vie durant. L'EFSA et l'ANSES (ex-AFSSA, Agence Française de Sécurité sanitaire) estiment "difficiles d'extrapoler ces conditions au genre humain". Et la Food and Drug Administration (autorité de santé américaine) se met de la partie en concluant également à "la sécurité d'emploi des édulcorants".
Et la boucle est bouclée. Tout va pour le mieux dans le meilleur des monde me direz-vous. Pourtant rien ne m'empêche de penser que ce concert de voix en faveur de l'aspartame me donne un doute: en 1992, l'aspartame était soupçonné d'aggraver les crises d'épilepsie chez les enfants; en 1995, de favoriser les tumeurs du cerveau; en 2005, questionnements sur les leucémies et les cancers du sein... (source: "le Canard Enchaîné", 19/01/2011), D'autant,  que souvent les études pro-aspartame sont financés par  les fabricants de ce succédané de sucre: en 1996, un médecin américain, Ralph Walton, a eu l'idée de compulser les études scientifiques sur les conséquences de l'aspartame sur la santé. Résultat: 99% des études financées par les industriels du faux sucre ne trouvaient aucun effet négatif tandis que 92% des recherche non financées par les industriels concluaient à un effet délétère (source: "le Canard Enchaîné", 19/01/2011). N'oubliez pas que l'industrie du faux sucre pèse dans le monde 1,5 milliards de dollars (source: "Les Echos", 01/03/2011).

Au final, que faut-il en conclure? Pour ma part, je dis méfiance...